Incluse ou inclue : à chaque rentrée, le casse-tête réapparaît sur les copies, dans les mails, jusque sous la plume des plus aguerris. Le nombre de fautes commises sur cette minuscule terminaison suffirait à remplir des dictionnaires. Pourtant, le piège ne tient qu’à un fil.
La différence entre incluse et inclue ne cesse d’embrouiller, y compris chez ceux qui manient la langue tous les jours. Sur le papier, tout paraît évident : incluse incarne le seul participe passé de inclure au féminin. « Inclue », malgré sa terminaison familière, n’a jamais existé, sinon dans l’erreur. Mais la langue française aime semer le doute. Après tout, on écrit bien « exclue » ou « conclue » ! De là à croire que « inclue » a droit de cité, il n’y a qu’un pas que beaucoup franchissent sans même s’en rendre compte.
Ce glissement s’explique facilement. Les verbes comme exclure et conclure autorisent la terminaison -ue au féminin. L’oreille, trompée par l’habitude, tend à reproduire ce schéma avec « inclure ». Le réflexe se propage dans les rapports, les courriels, les articles… Le doute s’installe : faut-il écrire incluse féminin ou « inclue » ? Et pour le masculin, c’est « inclus ». La confusion règne, amplifiée par l’écrit, où la forme l’emporte parfois sur le sens.
Du côté des enseignants, la consigne ne varie pas : « Incluse » pour le féminin, « inclus » pour le masculin. Utiliser le mot « incluse » revient à dire comprise ou intégrée. Pour éviter la faute, nombreux sont ceux qui recommandent de remplacer le terme par un synonyme dans le doute. Dans un courrier, on glissera une « lettre incluse », jamais « inclue ». Subtilité supplémentaire : la locution ci-inclus fluctue selon sa place dans la phrase, oscillant entre variable et invariable, histoire de corser un peu plus la règle !
| Forme | Masculin | Féminin |
|---|---|---|
| Inclure | inclus | incluse |
| Exclure | exclu | exclue |
| Conclure | conclu | conclue |
Il faut donc retenir sans hésiter : « incluse » est la seule solution acceptée au féminin. Que l’on écrive vite ou que l’on doute, la règle ne change pas. La langue française, friande de chausse-trappes, alimente le trouble par ses exceptions, mais l’analyse grammaticale ne laisse aucun doute.
L’astuce infaillible des profs pour ne plus jamais se tromper
Comment faire disparaître ce doute qui s’invite à chaque rédaction ? Les professeurs ont une parade simple, qui a fait ses preuves sur les bancs de l’école. Elle s’appuie sur la comparaison grammaticale : inclure déroge à la règle des « -ue » et préfère « -use » au féminin. La forme « inclue » n’a tout simplement pas sa place dans un écrit soigné.
Voici quelques repères à garder sous la main pour ne plus hésiter :
- Utilisez « inclus » pour le masculin, « incluse » pour le féminin.
- Si « comprise » ou « intégrée » pourrait remplacer le mot, alors « incluse » est correct.
- Résistez à l’envie d’ajouter un « -ue » féminin : pour « inclure », la terminaison juste reste « -use ».
La vigilance grammaticale n’a plus besoin d’être solitaire. Les outils numériques s’invitent à la rescousse. MerciApp, par exemple, traque et corrige la faute « inclue ». Ce logiciel de correction orthographique signale l’erreur et suggère la bonne forme, que ce soit dans un mail professionnel ou un devoir d’élève. Les enseignants recommandent de s’appuyer sur ces solutions, en complément d’une réflexion attentive. Aujourd’hui, rien n’empêche plus d’écrire juste, entre mémoire, rigueur et technologie.
La prochaine fois que l’hésitation vous guette, repensez à la règle : « incluse », jamais « inclue ». Une vigilance qui, au fil du temps, finit par s’intégrer… jusqu’à devenir automatique.

